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Maigret voyage

roman avec Maigret

Présentation

A l'Hôtel George-V, le colonel Ward est trouvé noyé dans sa salle de bains. Par ailleurs, la comtesse Paverini a voulu se suicider durant la nuit précédant la découverte du cadavre. Transportée à l'hôpital, elle l'a quitté, le matin même, pour Nice, où elle a rejoint son ex-mari, Van Meulen, homme d'affaires connu et ami de Ward. Lorsque Maigret arrive à Nice, elle est repartie pour Lausanne sur les conseils de Van Meulen. Maigret qui, à Paris, s'était renseigné sur les relations de Ward et de la comtesse Paverini par l'intermédiaire de John T. Arnold, secrétaire du colonel, complète son information grâce à Van Meulen lui-même. Le premier mari de la comtesse, le comte Paverini, était, tout comme la comtesse, à court de ressources ; aussi se sont-ils séparés malgré leur passion l'un pour l'autre. Pourtant, ils continuent de se voir et renouent quelquefois leurs relations. La comtesse, la veille du drame, a aperçu le comte au bras d'une riche mondaine. De dépit, elle a voulu rompre avec le colonel, alors que celui-ci, en instance de divorce avec sa troisième femme, comptait la réépouser bientôt. Elle a regretté son geste, a voulu se réconcilier avec Ward et l'a trouvé mort dans son appartement. Prise de panique, elle a tenté de se suicider. A Lausanne, Maigret découvre la comtesse désemparée, mais protestant de son innocence. Puis, revenu à Paris, rôdant dans l'hôtel George-V et dans ses alentours durant une bonne partie de la nuit, il tente de trouver un mobile valable au meurtre, en s'appuyant sur les indications de Van Meulen et sur ce qu'il connaît de la vie mondaine. Il en déduit que la crainte d'abandonner une existence dorée pour se trouver aux prises avec une réalité où l'on est incapable de se sortir d'affaire, pourrait bien être une motivation suffisante... La troisième épouse de Ward, amie de son secrétaire, a pu pousser celui-ci au crime parce que le divorce allait la contraindre à abandonner son train de vie luxueux. Mais ce n'est là chez Maigret qu'une supposition. Pour en obtenir confirmation, il joue la comédie de la certitude : de fait, Arnold ne tarde pas à avouer qu'il est l'auteur du meurtre.

Les premières lignes…

"- Les affaires les plus empoisonnantes sont celles qui ont l'air si banales au début qu'on ne leur attache pas d'importance. C'est un peu comme ces maladies qui commencent d'une façon sourde, par de vagues malaises. Quand on les prend enfin au sérieux, il est souvent trop tard.