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Maigret a peur

roman avec Maigret

Présentation

Revenant d'un congrès de la police qui s'est tenu à Bordeaux, Maigret s'arrête à Fontenay-le-Comte pour saluer son ami, le juge Chabot. Celui-ci lui apprend que deux meurtres ont été commis dans la ville ; l'une des victimes est Robert de Courçon, un aristocrate excentrique ; l'autre est la veuve Gibon, la sage-femme. Maigret est à peine arrivé qu'un vieil ivrogne, Gobillard, est assassiné à son tour. Le corps a été découvert par Alain Vernoux de Courçon, neveu de Robert, qui justifie mal sa présence sur les lieux du crime et qui confie à Maigret et à Chabot que les assassinats doivent être l’œuvre d'un fou, puisque les victimes n'ont aucun lien entre elles. La population est terrorisée et l'opinion publique accuse les Vernoux de Courçon, notables de l'endroit. Le lendemain, l'instituteur Chalus, porte-parole de l'opinion publique excédée, apporte un témoignage accablant pour Alain. La découverte de l'arme, un morceau de tuyau de plomb provenant de chez Robert, constitue un second indice de la culpabilité probable d'Alain. Se fondant sur une lettre anonyme où il est question d'une certaine Louise Sabati, Maigret, qui agit à titre officieux, se rend chez elle, dans un quartier populaire ; cette jeune fille pauvre lui avoue qu'elle est la maîtresse d'Alain, que ce dernier est très jaloux et la bat souvent. Peu après, à l'insu de Maigret, la police emmène Louise en prison pour la faire parler. Elle est relâchée et Alain, affolé à la perspective du scandale, la persuade de se suicider en même temps que lui. Elle sera sauvée de justesse, mais Alain mourra. Ce suicide est pour la police une preuve de culpabilité. Néanmoins le commissaire rend visite à Hubert Vernoux de Courçon, père d'Alain, dont l'attitude l'intrigue. Maigret en est là dans son enquête personnelle, lorsqu'il est appelé d'urgence à Paris. Il reçoit quelques jours plus tard une lettre de Chabot lui apprenant le dernier développement de l'affaire. Hubert, qui a tenté de se suicider, était bel et bien l'assassin. Ce vieillard alcoolique, nobliau désargenté, continuellement humilié par sa femme et son beau-frère, avait tué ce dernier et avait commis deux autres meurtres pour éloigner les soupçons. Hubert Vernoux de Courçon sera interné, son cas relevant de la psychiatrie.

Les premières lignes…

Tout à coup, entre deux petites gares dont il n'aurait pu dire le nom et dont il ne vit presque rien dans l'obscurité, sinon des lignes de pluie devant une grosse lampe et des silhouettes humaines qui poussaient des chariots, Maigret se demanda ce qu'il faisait là.