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Le revolver de Maigret

roman avec Maigret

Présentation

Nerveux et inquiet, un jeune homme se rend chez Maigret ; il veut absolument parler au commissaire. Celui-ci étant absent, le jeune homme attend son retour pendant quelques minutes, puis s'en va en emportant le revolver de Maigret. Le soir même, Maigret doit rencontrer François Lagrange chez son ami Pardon ; Lagrange a, paraît-il, quelque chose à lui dire, mais ne vient pas au rendez-vous. Le lendemain, Maigret rend visite à Lagrange, qui se dit très malade ; il n'a rien à dire au commissaire, mais est très soucieux, car son fils Alain a disparu depuis la veille. Son comportement semble étrange à Maigret, qui commence une enquête. Il s'avère bientôt que c'est Alain qui s'est présenté la veille chez le commissaire. De plus, la veille encore, Lagrange a transporté une malle à la consigne de la gare du Nord. Maigret fait ouvrir la malle qui contient le corps du député Delteil. Lagrange est arrêté, mais on ne peut le faire parler : il est devenu fou ou il feint la folie. Maigret retrouve la piste d'Alain : il vient de s'envoler pour l'Angleterre où il compte rejoindre Jeanne Debul, ancienne maîtresse de son père, partie récemment à Londres quand elle a appris l'affaire Delteil. A son tour, Maigret arrive à Londres où il rencontre Jeanne Debul, très arrogante et feignant l'innocence la plus totale. Il rencontre enfin Alain qui s'apprêtait à assassiner Jeanne Debul. Le commissaire l'en dissuade et essaie de calmer le jeune homme à bout de nerfs. Alain raconte alors ce qu'il sait : Jeanne Debul vit de chantage, mais sans risque ; elle utilise Lagrange, qui l'aime toujours, pour réclamer de l'argent à certains personnages. Lagrange, qui a végété pendant toute son existence, a décidé de « changer de vie » et a réclamé des sommes supérieures à celles exigées par son ancienne maîtresse ; il gardait le surplus pour lui. Sans doute Delteil a-t-il refusé de payer, mais comment Lagrange, homme peureux, lâche et mou, en est-il arrivé à tuer ? On ne le saura jamais : les circonstances particulières du crime ne seront pas révélées, puisque Lagrange est fou ou simule la folie. Maigret, lui, va s'efforcer de prouver la culpabilité de Jeanne Debul, ce qui ne sera pas facile.

Les premières lignes…

Quand, plus tard, Maigret penserait à cette enquête-là, ce serait toujours comme à quelque chose d'un peu anormal, s'associant dans son esprit à ces maladies qui ne se déclarent pas franchement, mais commencent par des malaises vagues, des pincements, des symptômes trop bénins pour qu'on accepte d'y prêter attention.