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Le passager du Polarlys

roman

Présentation

Le lendemain de son départ de Hambourg, le capitaine Petersen, commandant du « Polarlys », va découvrir qu'il transporte à son bord l'homme qui a tué d'une piqûre de morphine une jeune Parisienne, Marie Baron, dans un atelier de Montparnasse. Sa certitude vient de l'article de journal trouvé sur le corps du conseiller de police, von Sternberg, lequel, embarqué précipitamment lors des dernières manœuvres du « Polarlys », est assassiné, la nuit même, dans sa cabine. Plusieurs passagers peuvent être soupçonnés : Eriksen, un passager introuvable dont on n'a vu que les bagages ; Cornélius Vriens, le nouvel officier hollandais ; Katia Storm, jolie passagère hypernerveuse ; un autre passager, Arnold Schuttringer, passablement désagréable ; enfin, Peter Krull qui vient d'être engagé comme soutier. Le meurtrier réussit habilement à détourner l'attention d'abord sur le dénommé Eriksen, qui s'avère n'avoir jamais existé ; ensuite sur Vriens, dans les bagages duquel il dissimule une partie de l'argent qu'il a volé à un passager ; enfin, sur Peter Krull qui disparaît au moment d'une tempête, attirant sur lui tous les soupçons. C'est Vriens qui fait la première révélation intéressante : Katia Storm, dont il est tombé amoureux, est la sœur du coupable et c'est ensemble qu'ils ont fait croire à l'existence d'Eriksen. Seul Peter Krull a démasqué l'assassin dès le début. Sachant que le meurtre de Marie Baron était le fait d'un toxicomane, et l'étant lui-même, il a eu tôt fait de découvrir à la fois le vice et la culpabilité de Schuttringer. En échange d'une grosse récompense, il accepte d'attirer les soupçons sur lui en s'éclipsant pendant 24 heures. Mais, après la tempête, Krull est découvert et Schuttringer, se sachant perdu, se précipite à la mer. Embarqué sous un faux nom, l'assassin de la jeune Parisienne avait l'intention de passer en U.R.S.S. par la Norvège. La venue à bord du policier von Sternberg – son oncle – lui avait fait (à tort) craindre le pire : dès lors, il l'avait supprimé.