Tout Simenon

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Le comique du Saint-Antoine

Nouvelle

Les premières lignes…

On aurait dû attraper la marée du matin et, malgré le vent debout, en tirant quelques bords, le Saint-Antoine se faufilait tranquillement, sur le coup de huit heures du matin, entre les jetées en bois de Fécamp. C'est si vrai que Petit-Louis était déjà habillé, fin prêt comme les voyageurs qui ont la main sur la portière du train un quart d'heure avant l'entrée en gare. Il avait son cadre sous le gaillard d'avant, avec les bâbordais. Le mousse avait à peine préparé le jus du matin qu'il se faisait chauffer une pleine bassine d'eau sur le poêle, maintenant qu'on arrivait et qu'on n'avait plus à ménager l'eau douce.

Également dans le recueil La Rue aux trois poussins :