Tout Simenon

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Le Relais d'Alsace

roman

Présentation

M. Serge demeure au Relais-d'Alsace depuis plusieurs mois. Un jour, une forte somme d'argent est dérobée dans la chambre qu'occupent au Grand-Hôtel (en face du Relais) deux riches Hollandais, M. et Mme Van de Laer. M. Serge est l'unique suspect et Mme Van de Laer lui est fort hostile. Elle reconnaît en lui l'escroc qu'elle a rencontré déjà en Europe centrale et le soupçonne d'être l'auteur du vol. M. Serge se disculpe aisément. Une ombre toutefois au tableau : un brasseur de l'endroit, Kampf, ambitieux et sans scrupules, oblige les amies de M. Serge, Mme Meurice et sa fille, à lui céder leur maison pour une bouchée de pain et manifeste l'intention d'épouser la mère. M. Serge assiste impuissant à ces manœuvres qu'il désapprouve et qui l'éloigneront de Mme Meurice. Arrivé de Paris pour enquêter, le commissaire L’abbé présume qu'un escroc de grand style, surnommé « le Commodore » et qu'il a pisté autrefois, est mêlé à cette affaire. Or, M. Serge lui ressemble... Cependant, la présence du Commodore est signalée à Venise par la police italienne et, au moment où Mme Van de Laer annonce à M. Serge qu'elle tient la preuve de sa culpabilité, le commissaire retrouve l'argent du vol, restitué indirectement par le coupable. Au cours de la nuit suivante, on apprend de la maîtresse du voleur, une jeune serveuse du Relais, que celui-ci est le portier du Grand-Hôtel. Dans les heures qui suivent, M. Serge quitte le Relais pour Venise : c'est bien lui le Commodore, et son voyage a pour but de supprimer, sous le camouflage d'un suicide, le sosie oublieux des engagements convenus et qui prenait sa place en son absence. Rentré en grand arroi à la Schlucht, il explique cyniquement sa conduite au commissaire, désormais sans recours contre lui : alors qu'il était revenu dans son Alsace natale avec l'intention de retrouver l'anonymat d'une vie simple, il a échoué parce que sa modeste apparence l'a fait soupçonner d'être un banal cambrioleur et qu'il s'est vu préférer un rustre par la douce Mme Meurice. Aussi, conscient de sa vie manquée, il va reprendre, en quittant le Relais-d'Alsace, son existence périlleuse et fastueuse d'escroc international.