Tout Simenon

Retour à la liste

Le Clan des Ostendais

roman

Présentation

Pour fuir la guerre, Omer Petermans a embarqué sur ses cinq chalutiers sa famille et celle de ses marins, ainsi que tous leurs biens. Mais au port de La Rochelle, les autorités françaises réquisitionnent les bateaux. Les Ostendais sont donc obligés de s'installer dans la ville. Ils sont séparés des Français par la langue, et des autres réfugiés par leur aisance matérielle. Grâce à sa calme volonté, Omer obtient l'autorisation de pêcher. A chaque retour, il dépose une partie de ses prises au centre d'accueil et à la mairie. Mais la guerre continue. C'est d'abord la reddition de la Belgique, puis les bombardements, puis l'arrivée des Allemands. Omer sert d'intermédiaire entre Allemands et Français, ce qui contribue à le faire mal voir de ces derniers. Il obtient des autorités allemandes les papiers nécessaires pour continuer à pêcher. Cependant, les difficultés s'accumulent pour le chef du clan : quand Mina et sa mère se montrent trop accueillantes envers les occupants, quand un de ses chalutiers saute sur une mine, il s'enfonce chaque fois un peu plus dans son mutisme. Maria, son épouse, s'interroge sur ses silences, sur son attitude que l'on croit favorable aux Allemands, sur ses secrets. Un second bateau saute, entraînant de nouvelles morts et de nouvelles douleurs dans le clan des Ostendais. C'est alors qu'Omer parle à sa femme pour la mettre au courant de ses décisions. L'occupation allemande qu'ils avaient voulu fuir les a rejoints : il faut donc partir à bord des chalutiers dans le plus grand secret. Or, un troisième bateau saute, et c'est le désespoir. Alors Omer, la nuit même, précipite le départ. Le lendemain, ils sont en vue des falaises blanches de l'Angleterre. Omer Petermans n'a plus que deux bateaux sur cinq, il ne lui reste qu'un fils sur trois. Mais pour demeurer ensemble, sans contrainte, il a payé le prix fort, le prix d'une liberté qui le fait enfin sourire.