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La patience de Maigret

roman avec Maigret

Présentation

Depuis vingt ans, des vols de bijoux sont commis par une même bande, que Maigret s'efforce de démasquer. Le chef – il le sait sans pouvoir en établir la preuve – est Manuel Palmari, indicateur de police à ses heures (ce qui lui a d'ailleurs valu de perdre les deux jambes à la suite d'un règlement de comptes). Aline, sa maîtresse, constitue son seul contact avec l'extérieur, et elle est étroitement surveillée par Maigret. Pourtant, malgré cette surveillance, Palmari est assassiné. Ce crime sera pour Maigret l'occasion longtemps attendue de faire la lumière sur la fameuse histoire des bijoux. Truand venu de Corse, Palmari avait débuté comme souteneur avant de devenir patron d'un restaurant et chef de gang. Il a engagé Fernand Barillard, représentant en boîtes et coffrets de luxe, en vue de repérer les bijouteries à fracturer. Pour effectuer les vols, on faisait monter de province des jeunes gens au casier judiciaire vierge qui, en cas d'arrestation, étaient dans l'incapacité de faire des révélations compromettantes. Après avoir été dérobés, les diamants étaient retaillés par un vieux Juif, Krulak, surnommé Jef Claes (en 1940, profitant du désordre causé par un bombardement, Krulak s'est fait passer pour le grand-père d'une orpheline, Mina Claes, dont il a pris le nom ; or, celle-ci n'est autre que l'épouse de Barillard). L'organisation de Palmari, apparemment parfaite, a cependant connu une faille : profondément épris, Manuel a légué à Aline toute sa fortune. Mais Aline est aussi devenue la maîtresse de Barillard, qui n'a pas hésité à supprimer Palmari. A force de patience, Maigret parvient à démasquer les criminels. Il n'a malheureusement pas pu empêcher Barillard de tuer le dernier témoin gênant, le vieux Claes. Qui, d'Aline ou de Fernand, est le plus responsable ? C'est au juge d'en décider. Pour Maigret, l'enquête est terminée.

Les premières lignes…

La journée avait commencé comme un souvenir d'enfance, éblouissante et savoureuse. Sans raison, parce que la vie était bonne, les yeux de Maigret riaient tandis qu'il prenait son petit déjeuner, et il n'y avait pas moins de gaieté dans les yeux de Mme Maigret assise en face de lui.