Tout Maigret

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Signé Picpus

roman avec Maigret

Présentation

Malgré un avertissement qui se termine par les mots « signé Picpus », la police ne peut empêcher le meurtre d'une voyante appelée Mme Jeanne. Dans l'appartement de la victime, Maigret découvre, enfermé dans la cuisine, un vieillard hébété, l'énigmatique Le Cloaguen, qui prétend ne rien savoir du crime qui vient d'être commis. Maigret, aussitôt, le devine innocent. Il le reconduit chez lui et découvre son milieu familial : une épouse acariâtre, une fille prétentieuse... Mme Le Cloaguen affirme que son mari, ancien médecin de la marine, est fou ; néanmoins, elle le soustrait aux psychiatres envoyés par le juge d'instruction. Forçant le mystère qui entoure les Le Cloaguen, Maigret parvient à rassembler quelques renseignements : la famille a quitté précipitamment Saint-Raphaël pour Paris ; d'autre part, Le Cloaguen reçoit à son nom une rente de 200000 francs, que lui sert par reconnaissance un éleveur argentin dont il a sauvé la fille. Détail bizarre : lors de chacune de ses visites annuelles, l'avoué chargé de l'affaire l'a trouvé malade, couché dans une chambre aussi mal éclairée que possible, comme s'il avait voulu se dissimuler aux regards. Peu de temps après, Maigret rencontre Mme Biron, la sœur de l'ancien médecin. Au cours d'une confrontation publique, Mme Biron ne reconnaît pas son frère. Le corps de ce dernier sera découvert dans son ancienne villa de Saint-Raphaël. Quant au faux Le Cloaguen, il s'agit du père de Jeanne, un clochard du nom de Picard, que Mme Le Cloaguen a rencontré dans le port de Cannes et qu'elle a fait passer pour son mari afin de continuer à percevoir la rente. Jeanne était la complice de M. Blaise, un maître chanteur qui avait découvert la véritable identité du « médecin » ; craignant pour son père, elle avait menacé de tout dévoiler et Blaise avait décidé de la supprimer. Mais il y avait Mascouvin, le malhonnête homme scrupuleux qui, entraîné dans cette affaire malgré lui et pris de remords, avait averti la police sans vouloir se dénoncer : c'est pourquoi il avait écrit l'avertissement anonyme...