Témoignages

  • Marcel Aymé

    Marcel Aymé

    Simenon, c'est Balzac moins les longueurs.

  • Raphaèle Billetdoux

    Raphaèle Billetdoux

    Simenon, c'est une sorte de clochard à l'intérieur

  • François Bon

    François Bon

    On aimera toujours relire, pour ce sentiment de proximité et de grande présence sensible du réel, les romans de Simenon.

  • Alphonse Boudard

    Alphonse Boudard

    Je le lis depuis toujours. Au début, de manière machinale, comme on lit un polar. Et puis j’ai découvert un des plus grands écrivains de sa génération. Il a su mêler les données du roman populaire et les règle du polar. Il y a ajouté une dimension psychologique inédite, la qualité des décors, une façon particulière de vous faire pénétrer un univers. Simenon nous captive de la première à la dernière phrase : c’est sa grande force. A la première ligne, il subjugue sans le moindre artifice. C’est la magie du Il était une fois.

  • John Cowper Powys

    John Cowper Powys

    Avez-vous demandé à votre ami s’il a lu mon préféré de tous les auteurs modernes, anglais, américains ou français – je veux dire le grand, l’humain, le sage, le noble, le balzacien, dostoïevskien, dickensien, rabelaisien, et gorkien créateur du Sherlock Holmes français (mais qui lui est bien supérieur !), l’inspecteur Maigret ? Je parle de Simenon [….] Pour l’atmosphère, le caractère, l’intensité, l’humour, et par dessus tout pour l’humanité et la connaissance de la masse pathétique et malheureuse, et en particulier des adolescents, personne ne l’égale, personne.

  • Serge Doubrovsky

    Serge Doubrovsky

    C’est un immense romancier. Je me sens écrasé par l’extraordinaire fécondité de cette œuvre […] Simenon est un torrent jaillissant ! Surtout il réalise ce prodige d’atteindre le public intellectuel et le lectorat populaire. Il abolissait les barrières. Seuls Molière, Balzac et Hugo avaient réussi cela avant lui.

  • William Faulkner

    William Faulkner

    J'adore lire Simenon, il me fait penser à Tchekhov.

  • Le miracle avec Simenon, c'est qu'il arrive, en quelques pages seulement, à dépouiller un homme de tout ce qui n'est pas lui-même, à retrouver son essence première, son vide premier, ce non-être qui est le lot de chacun, une fois grattées les superstructures derrières lesquelles chacun s'efforce de donner le change.

  • André Gide

    André Gide

    Il est le plus grand de tous… le plus vraiment romancier que nous ayons eu en littérature.

  • Dashiell Hammett

    Dashiell Hammett

    Le meilleur écrivain de roman policier aujourd'hui est un Belge qui écrit en français. Son nom est Georges Simenon.

  • Ernest Hemingway

    Ernest Hemingway

    Je ne trouvais plus rien d'aussi bon à lire pour meubler les heures creuses de la journée ou de la nuit jusqu'à la parution des premiers bons livres de Simenon.

  • P.D. James

    P.D. James

    Le roman déploie les qualités sur lesquelles est fondée la renommée littéraire de Simenon : un récit puissant, un cadre évoqué avec sensibilité et virtuosité, des personnages qui tous, même les seconds rôles, sont uniques et bien présents, de l'acuité psychologique, et de l' empathie avec la vie secrète des hommes et des femmes apparemment ordinaires.

  • Jean-Paul Kaufmann

    Jean-Paul Kaufmann

    Pour moi, Simenon est le "contemporain capital" Je ne me lasse pas de la monotonie simenonienne. Jamais grisaille n’a été à la fois aussi dévastatrice et magique. Dans Chemin sans issue, Simenon parle de la minute inouïe. Elle existe dans chacun de ses livres : c’est l’instant fatal où un incident fait basculer un homme dans la tragédie et transforme une existence en destin. Inutile de dire que cette seconde-là, qui précipite un être dans l’horreur me touche infiniment.

  • Philippe Labro

    Philippe Labro

    Le génie littéraire de Simenon ? Une évidence. C’est la fluidité, la simplicité du style. L’effort de visualisation, de miniaturisation. Le mot "atmosphère" a été créé pour lui. Il cherche les grands sujets, s’engouffre dans les clichés et les transcende. Un géant du polar, un mec fascinant et un vrai créateur, voilà Simeno

  • John Le Carré

    John Le Carré

    Maître des profondeurs, Simenon avait un style d’une grande simplicité. C’était un écrivain aussi à l’aise avec la réalité qu’avec la fiction, avec la passion qu’avec la raison. Par-dessus tout, il inspirait cette confiance que les lecteurs réservent aux romanciers qu’ils vénèrent.

  • Félicien Marceau

    Félicien Marceau

    Dans tout raisonnement sur le roman contemporain, il y a un os. Cet os s'appelle Simenon.

  • Henry Miller

    Henry Miller

    Je ne pensais pas qu’il était possible d’être à la fois aussi populaire et aussi bon.

  • Jean d'Ormesson

    Jean d'Ormesson

    Il est le romancier de la destruction des espaces de référence et des cadres institutionnels. Il est le romancier de l'éclosion de la culture de masse et de la déshumanisation des rapports sociaux. Il est le romancier du malaise de la petite classe moyenne. La modernité qui morcelle l'identité du sujet et la dissolution de la conscience sous une pluie qui ne traduit pas seulement le climat mais une désagrégation ont trouvé en lui leur interprète. L'œuvre de Simenon est une descente, une plongée dans les fissures d'un monde qui se défait.

  • Erik Orsenna

    Erik Orsenna

    C’est pour moi un immense écrivain.

    Ce que j’admire surtout chez lui c’est le génie de l’évocation. J’ai lu tout Simenon. Il a comme Tchekhov ce besoin de raconter encore et encore des histoires d’êtres humains de toute catégorie. Bref : l’humaniste par excellence.

  • Luis Sepulveda

    Luis Sepulveda

    Rien ne vaut l’hiver en compagnie d’un tonnelet de cognac et des œuvres complètes de Simenon.

  • Paul Theroux

    Paul Theroux

    Simenon met et remet en scène le même dilemme (chaque fois avec de subtiles différences dans l'intrigue, le ton, le décor, les conséquences) : une vie confrontée à des choix de plus en plus réduits, la prise de risque d'un homme qui n'a plus rien à perdre, sa vanité, sa présomption, son autodestruction consciente.

  • Denis Tillinac

    Denis Tillinac

    J’ai découvert Simenon à l’âge où l’on cherche dans les livres de quoi comprendre son époque et il m’a semblé que les vicissitudes de la conscience moderne se reflétaient dans la fausse platitude ses romans, plus crûment que chez les théoriciens de l’absurde ou de la déconstruction [...] On croise tous les jours des anti-héros simenoniens, ces déclassés qui trimballent un moi incertain et glauque dans des décors de transit. [...]
    Il y a dix ans, l’originalité de cette empathie, restituée avec une économie de moyens inouïs, échappait complètement à nos docteurs ès-lettres.